Je devais avoir 16 ou 17 ans la première fois que j’ai entendu parler de Prozac. Une amie de l’époque, que nous appellerons simplement M., avait été mise sous traitement après une énième dépression. Petit à petit, elle s’était remise à discuter, à sortir. Elle s’était même découvert un nouveau goût pour la mode — bien que peu seyant, mais c’est une autre histoire… Bref, d’une façon ou d’une autre, ses petits cachets étaient parvenus à l’apaiser.

Copains de fac, collègues de bureau, voisins, proches… Si définitivement personne d’autre ne s’habillait comme M., j’ai vite compris qu’elle était loin d’être la seule à avaler des pilules magiques… et que tout le monde ne les consommait pas pour raisons médicales.

Étonnamment, il est encore répréhensible de fumer un joint en public, là où se détendre avec un bon vieux Xanax est socialement accepté. On craint le vaccin contre la grippe tout en gobant des opiacés par plaquette. Alors, que notre penchant soit mauvais ou bon, justifié ou non, à quel point les pilules font-elles partie de notre monde ? ZACKARIUM mène l’enquête, détendez-vous… •

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