Pour des raisons religieuses — le plus souvent, mais pas seulement — beaucoup de femmes choisissent de ne pas montrer trop de peau lorsqu’elles s’habillent. Cela étant, dès lors qu’elles soignent leur style, concilier shopping et pudeur peut rapidement s’avérer être une tâche ardue. Qui plus est l’été…

Jusqu’à présent, il leur fallait passer les racks de fringues au peigne fin, écumer les e-shops ou attendre que des marques leur dédient une collection capsule. Bref, s’armer de patience.

C’est dans ce contexte qu’est apparue la modest fashion », ou « mode pudique ». Son crédo ? Des pièces modernes, dans la tendance, sans pour autant appuyer les atouts physiques de celles qui les portent.

Bien évidemment, il n’existe pas d’approche unique, même au sein des adeptes de ce courant. Certaines considéreront le genou comme une longueur acceptable, là où d’autres s’interdiront les manches courtes. Quoi qu’il en soit, bénéficier de marques et d’influenceuses spécialisées constituent une grande avancée pour ces femmes, qui retrouvent le plaisir de s’exprimer par le vêtement.

On se penche sur ces petits nouveaux de l’industrie…

Des marques à la pointe du style

Diana Kotb, la journaliste devenue créatrice

Après plusieurs années au service de magazines de mode, dont Marie Claire AustraliaDiana Kotb est une habituée des pièces de qualité et des designs pointus. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’on retrouve ce même ADN dans sa marque — l’une des plus luxueuses et abouties en modest fashion.

Des pièces élégantes et sophistiquées à la fois. (Crédits : Diana Kotb.)

Nzinga Knight, de la TV aux podiums

Nzinga Knight fait parler d’elle en devenant la première candidate voilée de l’émission Project Runway (un télé-crochet centré sur des couturiers, jugés par des top models et créateurs, ndlr).

Le plus grand attrait de sa griffe réside dans les robes de soirée, où l’on ressent son éducation technique : drapés, empiècements et plissés sont au rendez-vous.

Une construction particulièrement travaillée sur une robe de soirée modernisée. (Crédits : Nzinga Knight)

Mimpikita : le rêve militant

« Mimpikita » : un terme signifiant « rêve » en Malaysien, que trois soeurs ont choisi pour définir leur marque. Leur ambition ? « Briser les stéréotypes autour des femmes, qui les empêchent de tout avoir »… 

Les créations de la marque, faisait toujours la part belle aux couleurs et motifs, peuvent être aperçues à la Fashion Week de Londres. (Crédits : Mimpikita)

Des influenceuses pleines d’idées

Mélanie : la business woman avisée

À travers sa marque Haute Hijab, la créatrice propose une nouvelle version du voile, dans des matières nobles rehaussées de détails précieux. On regarde du côté de son Instagram, rempli d’idées looks et de conseils business.

Dina Tokio, la tout-terrain

Blogueuse, youtubeuse, Instagirl… Dina distille ses conseils partout où elle le peut. Au menu : mode, maquillage, tutos et lifestyle. Une ressource plutôt complète, qui va au-delà du modest clothing.

Du style à la pelle avec Maria Alia

Icône des rues new-yorkaise, Maria Alia a tellement de style qu’on en oublie le turban sur sa tête. Ou peut-être le voulons-nous, en fait… •

Cet article fait partie de la série #6 — Entre fantasme et réalité : la femme arabe aujourd’hui.

(Crédits photo de couverture : Mimpikita)