Le courant modest fashion (ou « mode pudique ») prend de plus en plus d’ampleur, si bien que des marques — toutes gammes confondues — se spécialisent à présent sur ce segment uniquement.

La règle est toujours la même : des vêtements qui restent tendance, sans pour autant dévoiler le corps de celle qui les porte. Un principe sur lequel, avec un peu de recherche, on peut d’ailleurs tout autant s’accorder chez des griffes mainstream.

Des pièces ne répondant finalement qu’à un seul dogme : le style…

L’avantage d’une robe ? Il suffit de l’enfiler pour que la tenue soit presque complète. Pour plus de légèreté, on choisit un modèle fleuri. La coupe, retro, s’inscrit dans la tendance actuelle, là où son motif se prête bien à l’été qui pointe enfin le bout de son nez. (Modèle Isabel Marant. Version « je suis fauchée’ ici.)
Dans le même esprit de praticité, mais dans un tout autre style, vive la combinaison. Ici de couleur rouge vif, elle se suffira à elle-même. Pour le coup, ce sont surtout vos chaussures qui lui apporteront l’impulsion finale : escarpins pour une féminité exacerbéeboots pour appuyer la veine 70’s et sneakers pour les jours sans prise de tête. (Modèle Norma Kamali. Version « je suis fauchée » ici.)
On la joue « working girl » avec ce top de style blazer. Bien que d’inspiration masculine, la matière est légère et la ligne globale reste fine, d’autant plus avec la ceinture qui souligne la taille. Selon votre degré de « modestie », vous pourrez le porter seul ou avec une chemise en-dessous. (Modèle Derek Lam. Version « je suis fauchée » ici.)
Malgré des restrictions sur les coupes, aucun précepte du modest clothing ne porte sur les couleurs ou motifs. Sans le moindre scrupule, on cède donc aux sirènes de ce pantalon léopard aux nuances parfaitement exécutées. Le petit plus ? Sa longueur 7/8ème mettant la cheville en valeur, à porter avec absolument tous les types de souliers. (Modèle Dolce & Gabbana. Version « je suis fauchée » ici.)
Collier Amrapali. Qui a dit qu’on ne pouvait être bling et modeste à la fois ? •

Cet article fait partie de la série #6 — Entre fantasme et réalité : la femme arabe aujourd’hui.

(Crédits photo de couverture : & Other Stories)