J’ai vu que l’appareil photo pouvait être une arme contre la pauvreté, contre le raciste, contre toutes sortes de maux sociaux. Je savais qu’à ce moment-là, je devais en avoir un.

Né dans le Sud raciste des États-Unis en 1912, Gordon Parks est le premier afro-américain à avoir acquis le statut de photographe de renom. Autodidacte passionné, il fait de la ségrégation un de ses thèmes de prédilection. Pauvreté, précarité, gangs de Harlem… face à des sujets difficiles, l’artiste parvient toujours à capter l’humain sur la pellicule.

Rapidement, son travail attire l’attention du célèbre magazine de photo-journalisme LIFE, avec qui il collabore pendant plus de vingt ans. Au fil des numéros, sa lentille immortalise des figures historiques, de la force de Muhammad Ali à la vulnérabilité de Marilyn Monroe.

Sous la houlette d’Alexander Liberman, alors éditeur chez Condé Nast, il signe plusieurs shootings pour VOGUE… qui n’avait encore jamais travaillé avec un photographe noir auparavant. Il y apporte un nouveau regard : sous son objectif, les couleurs sont vives, les courbes se meuvent et les mannequins s’animent.

Retour en images sur la carrière d’un homme dont le talent est parvenu à briser les codes, autant que les stéréotypes… •

Cet article fait partie de la série #7 — Black power !

(Crédits : Gordon Parks Foundation)