C’est bien connu : le sexe fait vendre. Une notion comprise des artistes depuis l’invention de la pop music, qui inondent nos ondes du récit de leurs nuits endiablées. Certains vont plus loin encore, en chantant leurs fantasmes et autres kinks inavouables… dont le BDSM (Bondage, Discipline, Sadomasochisme, ndlr). 

Loin de simplement se cantonner au hip-hop, on peut entendre des histoire de soumission dans à peu près tous les styles. Que vous soyez un fétichiste aguerri de la cravache ou un néophyte des menottes, on (re)découvre cinq morceaux qui nous font prendre — ou céder — le contrôle…

The Velvet Underground — Venus in Furs

Venus in Furs est un roman érotique de Léopold von Sacher-Masoch, qui donnera son nom au masochisme, racontant la passion d’un homme pour les femmes autoritaires vêtues de fourrure.

Avec leur morceau du même nom, les Velvet Underground rendent hommage à l’auteur dans leur refrain sur des bottes en cuir verni. Quand le SM se fait intellectuel…

Rihanna — S&M

Miss Fenty est sans doute l’une des interprètes les plus sexualisées du classement Billboard, nourissant sa libido d’album en album. Après une escapade lesbienne en compagnie de Laetitia Casta dans Te Amo, Rihanna clame son penchant pour le latex et les chaînes avec S&M.

Résultat ? Une vidéo bannie dans plus de dix pays.

Guns N’ Roses — Pretty Tied Up

Tout commence quand Izzy Stradlin, guitariste du groupe, suit un ami chez une certaine Margot. Après un verre de tequila, celle-ci disparaît dans sa chambre. Lorsqu’ils la rejoignent, ils découvrent un homme avec un oignon dans la bouche, portant des dessous féminins et des talons aiguille, attaché au mur grâce à du gros ruban adhésif…

Un soir, défoncé à l’héroïne, Stradlin fabrique un sitar et écrit les paroles de la chanson inspiré de ce moment. Bref, du grand Guns N’ Roses.

Prince — Automatic

Alors que le Kid de Minneapolis aurait eu 60 ans ce mois-ci, on remonte à l’époque de l’album 1999. Adepte de l’amour sous toutes ses formes d’expression, l’artiste parvient à mêler bondage et funk sur les synthés de son titre Automatic.

Si le clip — long de plus de huit minutes — est un condensé du kitsch vestimentaire des 80’s, il reste sans doute la seule occasion de voir Prince attaché à un lit, en pleine session flagellation.

Madonna — Erotica

La période Erotica est sans doute la plus intéressante de la carrière de l’artiste. Sortant de sa phase « brune catholique », elle laisse place à un nouveau personnage : la dominatrice Dita.

Un seul single ne lui suffisant pas, l’alter ego explore son attirance pour le cuir dans tout un album. Parallèlement, ses rêves érotiques prennent vie sous l’objectif de Steven Meisel, avant d’être réunis dans un beau-livre sobrement nommé SEX. Best-seller du New-York Times, il s’agit encore du coffee-table book le plus vendu de l’histoire.

Neuf ans plus tard, Madonna fait son retour dans les librairies… avec un recueil d’histoires pour enfants. •

Cet article fait partie de la série #8 — Fais-moi mal…

(Crédits photo de couverture : Nicki Minaj)