Dans les années 90, la mode s’inspire grandement du sadomasochisme, dont Madonna est la première ambassadrice grand public. Alors que la décennie revient sur le devant de la scène mode, c’est donc logiquement que l’esthétique BDSM fait son retour elle aussi.

Un brin premier degré à l’époque, ces influences sont à présent réinterprétées de manière plus subtile. Masculin comme féminin, le total look laisse dorénavant sa place au mix & match, avec des pointes de cuir se mêlant à des looks streetwear ou des tenues habillées. Loin de conseiller le port de la combi en latex, on laisse gentiment notre style se faire pervertir par ces 5 pièces…

Avant que les créateurs ne l’élaborent davantage, la tenue du motard sert longtemps d’attirail au dominateur SM. En chef de file, on retrouve sans surprise le blouson en cuir, pièce virile par excellence. Idéal pour se la jouer gros dur, il suffit simplement de l’associer à un jean, un tee-shirt et des bottines. Côté femme, on l’enfile par-dessus une robe sexy, en mode Barbie donjon... (Modèle Tom Ford. Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)
Jeter son dévolu sur un harnais, c’est avoir la certitude que son look sera unique. Si vous décidez de vous lancer, veillez à le porter avec des vêtements sobres pour ne pas sombrer dans le déguisement. Ils deviendront alors la toile neutre sur laquelle la sulfureuse pièce pourra s’exprimer. En matière de volumes, choisissez-les assez près du corps, à moins de vouloir ressembler à Bibendum aux 50 ans de DSK. (Modèle Absidem. Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)
Si la botte est un incontournable du vestiaire bondage, la version à talons ou en cuir vernis peut paraître excessive, voire vulgaire dans certains cas. Plus thug, on opte pour une paire inspirée des rangers, histoire de montrer qui commande. Avec des empiècements métalliques, c’est encore mieux… (Modèle Alexander McQueen. Version homme disponible ici. Versions « je suis fauché(e) » disponible ici et ici.)
Le bracelet de force pâtit d’une image un peu dépassée, si ce n’est carrément ringarde. À l’opposé du modèle cinq-sangles prisé par votre oncle fan de Led Zeppelin, mieux vaut miser sur l’option O, montée sur une fine bande de cuir de sorte qu’il reste adaptable à tout look. (Modèle Melissa Tofton. Existe en versions noire et blanche.)
Place à l’accessoire ultime de la panoplie du maître SM : la casquette en cuir, ici revisitée par Melissa Tofton. S’appuyant sur une visière soutenue par un jeu de lanières et de sangles, elle signe un modèle hybride, à la fois street et avant-gardiste. Au passage, petit tuyau pour l’hiver prochain : les cagoules devraient faire un véritable carton… •

Cet article fait partie de la série #8 — Fais-moi mal…

(Crédits photo de couverture : Georg Mallner)