La garde-robe masculine est, en grande partie, héritée des vêtements de travail des générations précédentes. À l’origine, le jean est un incontournable du cow-boy, là où la salopette est inventée pour les charpentiers. Les bûcherons ne jurent que par les chemises en flanelle, quand les commandants britanniques raffolent du trench Burberry.

À ce propos, le vestiaire militaire est sans doute celui nous ayant laissé le plus de pièces. Son influence se retrouve dans la plupart des styles, de la bomber jacket typiquement streetwear au manteau long couplé à un costume trois-pièces.

Rendons hommage aux soldats qui sacrifient leurs vies pour nous autres, pauvres matérialistes. En leur honneur, on pique ces 5 pièces de leur armoire.

Quoi de plus militaire que le camouflage ? Si le motif risquerait de faire trop « premier degré » sur un pantalon ou une veste, il se prête bien au sweat, vêtement décontracté par excellence. Dominant automatiquement la tenue, on mise sur un bon vieux jean brut pour le bas, ou un jogging ajusté pour les gros jours de flemme. (Modèle Off-White. Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)
Pour un look plus habillé, on se dirige vers une chemise blanche — à col officier, forcément. La coupe oversized et les poches plaquées, rappelant la saharienne, apporte de la modernité à la pièce. À porter avec un slim pour jouer sur les contrastes, ou un pantalon ample marquant la taille. (Modèle E. Tautz. Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)
En parlant de pantalon, le cargo est une option à la fois confortable et pratique. Traditionnellement en toile, il a plus de caractère dans une matière comme le denim ciré, flirtant ainsi avec un effet cuir. Le petit plus ? La construction en empiècements, dans un style un brin biker. (Modèle Amiri. Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)
Côté veste, le bomber est une valeur sûre, qui plus est en noir. Doté d’un col chemise, il apporte davantage de carrure en insistant autour des épaules. Rien ne sert de le choisir près du corps, c’est le genre de pièce qui se porte loose. Un large bord-côte sur le bas (bande élastique, ndlr) est un atout non négligeable : une fois le blouson fermé, il permet de structurer la silhouette en jouant sur les volumes. (Modèle Alyx. Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)
Lunettes Linda Farrow. Avec leur monture plaqué or et ses jeux de découpe, vous êtes certains de viser juste. •

Cet article fait partie de la série #9 — Make love, not war ?

(Crédits photo de couverture : Off-White)