Dans la création, il y a toujours quelqu’un avant vous. Une génération précédente qui vous influence… — Michael Burke, PDG de Louis Vuitton.

Dès notre plus tendre enfance, on nous enseigne que copier, c’est mal. Peut-être faisiez-vous même partie de ceux qui, à l’aide de leurs classeurs 24 x 32, érigeaient une muraille entre leur pupitre et celui de leur voisin…

L’idée s’est depuis nichée dans nos têtes pour ne plus en sortir. Jugé comme un vol de la propriété intellectuelle dans le pire des cas, le plagiat est systématiquement perçu comme une tromperie masquant l’absence d’un quelconque génie. Copier, c’est pour les faibles.

Pour autant, on ne peut pas vraiment définir notre époque comme l’ère de l’originalité. On ne compte plus les rappeurs fans d’autotune, si bien qu’il en devient presque impossible de les distinguer. Les designers se servent allègrement dans le vestiaire de leurs rivaux, tandis que Kim Kardashian influence la moitié des Instagirls… Copier, c’est normal ?

Peut-on apprécier la contrefaçon ? Peut-elle gagner ses lettres de noblesse ? Que dire de son auteur ? Comment le luxe influence-t-il le prêt-à-porter ? Le fake tue-t-il l’art ?

Allez, vous pouvez regarder par-dessus mon épaule… •

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