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Sci-fi et futurisme : le dressing venu d'une autre dimension

31 mai 2019 | Posté par Zackary


Avec ses mondes imaginaires transformés par la technologie, ses héros courageux et son esthétique post-apocalyptique à la croisée des genres, la science-fiction constitue une immense source d’inspiration pour les podiums. Les créateurs, à l’image des adeptes du Comic-Con vouant un culte au cosplay, s’inspirent de ces visions de l’avenir, positives comme négatives, pour créer un vestiaire qui transcende les époques. De Marty McFly voyageant dans le temps avec ses sneakers Nike auto-laçantes, aux tailleurs épaulés et chemises à col croisé d’Uma Thurman dans Bienvenue à Gattaca, le septième art regorge de scènes où l’on aurait voulu que les fringues passent directement de la quatrième dimension à notre dressing.

Cuir noir à la Matrix, robe rétro en PVC façon Courrèges… Grâce à la diversité des costumes de cinéma, ces influences peuvent s’illustrer dans plusieurs registres. Entre allusions subtiles simplement évoquées par la coupe d’une veste, et détails rivalisant de prouesse technologique, elles nous offrent de quoi créer des looks uniques, dont l'originalité nous assure d’élever notre OOTD game. Bien que l’on soit fan des tenues de Jane Fonda en Barbarella, parfaites pour une semaine de débauche au Burning Man, il est possible de donner une nouvelle ampleur à son style sans aller jusqu’à porter un top en plexiglas. La preuve avec ces dix pièces, qui capturent l’allure de notre potentiel futur...

Créateur japonais défilant à Paris depuis les années 70, Issey Miyake se distingue surtout par son travail du plissage, une technique traditionnelle qu’il emploie à créer des pièces novatrices. Sur ce tee-shirt, les stries amènent une dimension graphique, tandis que ses manches raglan confèrent davantatage d’ampleur à la silhouette. Du jean au pantalon technique, il s’adaptera à quasiment tous les styles. (370 €)

 

Je vous l’accorde, le rapport entre la science-fiction et ce crop top ne saute pas aux yeux. Plutôt que de le porter seul, c’est en layering qu’il révèlera tout son potentiel. Que vous vouliez le porter avec des bretelles à la Milla Jovovich, sous une pièce en mesh ou un trench en PVC transparent, il servira de base à vos looks sans voler la vedette aux autres éléments. (env. 90 €)

En parlant du Cinquième Élément, on libère le Bruce Willis qui sommeille en nous avec sa couleur de prédilection : l’orange. Notre dévolu se jette sur un modèle à mi-chemin entre le jogging et le pantalon tailleur, en pleine tendance athleisure, ici revu par Alexander McQueen. Sa nuance se suffisant à elle-même, on la complètera uniquement de tons sobres. (452 € en soldes. Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)

De Valentino à MOSCHINO, les imprimés intergalactiques ont le vent en poupe. On les retrouve aussi sur cette robe-chemise Vivienne Westwood, idéale pour accompagner les soirées d’été à la belle étoile. Le petit plus ? Les bords-côtes aux manches, qui dynamisent la pièce. (2.717 € — Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)

Entre le mécanicien et le cosmonaute, la combinaison masculine trouve largement sa place dans le workwear — pour info, ce modèle s’inspire de l'uniforme d'un laveur de carreaux. On la choisira dans un blanc immaculé digne d’un film de Kubrick, à compléter de boots ou de sneakers dans une veine contemporaine. Quant au niveau d’ouverture du zip, c’est à vous de voir. (920 € — Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)

Avec une certaine ironie, Marine Serre n’utilise que des matières vintage et d'anciens tissus pour dessiner sa collection Futurewear. Une base corsetée, une taille marquée menant à un bas évasé, des écussons tout droit sortis du placard de Buzz Aldrin… Fusionnant les genres, la veste de ce tailleur vous fait entrer dans la prochaine époque, sans s’attaquer à la planète. (3.876 €)

Le trench fait partie intégrante du vestiaire dystopique, souvent en cuir ou vinyle noir. Dans une proposition s’éloignant de la référence, une couleur métallisée produira un effet similaire — certes moins dark, mais plus original. Pour le coup, on cède aux sirènes de Marc Jacobs. (730 € — Version « je suis fauché(e) » disponible ici.)

Avec ces Nike, c'est un petit pas pour l’homme, et un grand pas pour votre street-cred. L’alliance de couleurs pures à un audacieux système de laçage, et d’une languette particulièrement haute, en font une paire unique, essentiellement appropriée dans des looks urbains. (De 156 à 270 € selon la pointure.)

À la vitesse à laquelle le réchauffement climatique empire, le plastique sera bientôt l’unique matière première. Fondé à Tokyo, le label Nana-Nana prend les devants en ne proposant que des sacs coupés dans du PVC. Se calant sur les formats de papeterie — A4, A5, A6, etc. — leur transparence conviendra parfaitement à Big Brother. (89€ — Version « je suis fauché(e) » disponible au rayon fruits et légumes du Monoprix le plus proche.)

Avec leurs verres polarisés et leur forme de masque, les lunettes de la collaboration Italia Independent x Billionaire Boys Club devraient pouvoir vous protéger des haters, autant que des supernovas. (150 €)

Si l'on ne sait pas de quoi demain est fait, autant garder un temps d’avance dès aujourd’hui… •


Zackary
Fils illégitime de Hugh Hefner et Donatella Versace, je suis la moitié visible du duo derrière ZACKARIUM. Tombé amoureux de la mode à l’époque des culottes courtes, ma mission est de vous guider avec légèreté dans la jungle des marques et des podiums.

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